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Samedi 01 février 2025 à 13h58

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Ce matin l'ours me disait " Tu vois mon vieux ( il est 1 jour plus jeune que moi!)quand je relis certains livres de Céline ça me donne envie d'écrire, mais quand je pense aux convictions politiques du même individu, ça me donne envie de vomir" Après mûre réflexion ( il était tôt quand il a commencé à parler, parce que mon ours parle, rien qu'à moi certes, nul n'a jamais entendu ne serait ce qu'un mot de sa part, il réserve ses phrases pour moi : j'ai ma dose !)je lui ai rétorqué ( on rétorque de moins en moins sur les réseaux sociaux)"t'as raison mon grand, tu poses là la question, ô combien cruciale ( combien, je ne sais pas) de la distinction qu'on peut opérer entre l'artiste et son œuvre. On peut être un salaud intégral et avoir un incontestable talent. On peut....mais pas toujours. Hitler fut toujours un bien médiocre peintre! Alors face à ce dilemme, que faire? comme disait Lénine . Lire en se pinçant le nez? Périlleuse gymnastique! Lire les phrases pour ce qu'elles sont, sans penser à l'auteur. Lire à haute voix pour ne pas laisser s'insinuer la suspicion. Assumer la contradiction. Être faux cul ou si on en a le talent " Jésuite ". Nombreux sont les écrivains qui ont écrit sur la Grande Guerre: Genevoix, Barbusse, Dorgelès mais personne n'a su ou osé écrire comme Céline! Peut-être Audiard dans certains de ses dialogues de films...peut-être, c'est de ma part une simple supposition n'étant pas critique littéraire ni vraiment érudit. Ni Luchini! Quoi qu'il en soit, l'ours et moi, relisons " Le Voyage..." Avouez que ça fait classe, ça en jette et on se la pête comme ceux qui " relisent Proust" ( Marcel, pas Gaspard). Les livres de Proust me tombent carrément des mains. À mes yeux c'est chiant comme un discours de Macron. Vous avez remarqué vous aussi ? C'est chiant Macron! Faut s'appeler Brigitte pour y trouver du génie. Avec Macron, point n'est besoin de dissocier l'auteur de son œuvre, tout est factice et inconsistant, pédant et suffisant, scolaire sans impertinence. Avec Macron, l'ours et moi vivons désormais " Un voyage au bout de l'ennui".