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Samedi 07 novembre 2020 à 10h36

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Jour 9 Début du week end de confinement. Faut relire La Peste de Camus. Que faire ? Le temps s'étire. Les murs de l'appartement se rapprochent de nous. Le regard tape dedans. La pensée s'arrête. C'est comme un vide dans la tête. Eh oui mon vieil ours, on en est là. Reclus. La réclusion nous envahit. L'horizon est bloqué. Le confinement a pris possession de notre esprit. Sur les étagères, des masques attendent une ultime sortie, avant de finir dans une poubelle. Lenteur. Etirement du temps. « Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre » A la télé Becaud chante « l'indifférence » alors qu'on rend hommage aux trois innocentes victimes de l'église de Nice. Lourd. Lourd ce climat qui baigne notre pays. N'avons nous donc tant vécu que pour voir tant de tristesse inonder l'atmosphère de notre quotidien? Bizarre. Et inattendu. L'ours et moi nous faisons face. Interdits. Jour 9. « Ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle » comme écrivait le poète. Bonne journée. Bonne journée malgré tout. Bonne journée quand même. Bisous.