Mercredi 06 avril 2022 à 16h09

J'ai la carte! C'est comme au restaurant. On choisit à la carte. C'est un peu indigeste et il se peut que lundi prochain on ait la gueule de bois. Et si le résultat ne tenait qu'à une voix, comme l'amendement Valon qui fit que l'on appela république le régime politique qui succéda au second empire. Et si ça ne tenait qu'à une voix, celle de nounours, honorable et pileux citoyen. Un de ces gens « qui ne sont rien » comme disait Macron, un obscur, un sans grade, un ours quoi! La carte devient alors très précieuse. L'ours est fier d'être allé se faire inscrire à la mairie, interrompant la sieste digestive d'une harpie fort peu amène qui lui parla mal et le regarda de travers à plusieurs reprises. Faut dire que dans ce service administratif ce qui fut un sujet de stupéfaction ne fut pas tant la présence d'un petit ours que l'éventualité de devoir faire un petit travail. Il était venu chercher sa carte, pénétré qu'il était de la grandeur de son statut de citoyen français. La République est bonne fille et Brian is in the kitchen. Aux municipales de 2020 il fallait apporter son stylo. On n'avait pas de masque et Sybeth nous disait que le masque ne servait à rien, on n'avait pas de test non plus. On n'avait pas encore inventé les plages dynamiques sur lesquelles il était interdit de s'asseoir, ni le confinement à l'extérieur, ni le café assis, ni la bûche à mamie dans la cuisine, ni..........les attestations! Les attestations! De Gaulle rédigea la Constitution ( avec Debré et quelques autres) et Macron imposa les attestations. Quelle oeuvre! « La France ne se conçoit pas sans la grandeur » écrivit De Gaulle. Avec Macron, question grandeur, on a été servi. Tu fus grand Manu, tu as bien mérité de reprendre quelques cours de théâtre avec Brigitte. Un quinquennat avec toi fut grandement suffisant. Tu vas te faire virer à une voix près, celle de nounours, lui n'a rien oublié. On ne devrait jamais humilier un ours. Allons, enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé!