Samedi 25 avril 2020 à 08h21

Quand ça veut pas, ça veut pas! Munis de nos attestations dûment ( comme les rillettes) remplies, l'ours et moi avons tenté une sortie hier pour redécouvrir les charmes du quartier. Où sont les gens me dit il? Trop d'immeubles, trop de rues, trop de tout ,pour juste nous deux. Si c'est ça « le monde d'après » ça ne va pas être joyeux. Va falloir faire un sacré effort. On a dit bonjour aux moutons qui broutent l'herbe de l'immeuble vide des Finances Publiques, ils nous ont ignorés sup herbe ment. Ils oublient seulement que comme tous les Français, les moutons ,eux aussi , vont se faire tondre par les Finances Publiques. Puis on a longé l'immeuble en verre de l'ARS, l'agence régionale de santé, c'est l'administration qui est dirigée par Jerôme Salomon, le monsieur qui donne le nombre de morts chaque soir à la télé, et qui distribue les masques qu'on n'a pas. L'immeuble est vide. Faudrait le renommer Agence Nationale de la Maladie. Ensuite l'ours a fait un caprice, il a voulu que je le photographie le cul dans les marguerites. Toujours des caprices, mais bon après 40 jours de confinement on peut comprendre qu'on ait envie de nouveauté. Un monsieur qui promenait son chien est passé, à plus de 2 mètres de nous, et il nous a regardés d'un air étonné. Je me demande bien pourquoi.... Arrivé à l'extrémité du rayon qui nous est accordé par les autorités, l'ours a voulu faire du vélo. Les mecs qui ont conçu le vélo n'ont pas réfléchi. Ils ont pensé le vélo, comme Manu pense le déconfinement : globalement, d'une façon jacobine et centralisée, alors qu'ils auraient du tenir compte des spécificités de chaque utilisateur. Trop grand le bicloo, beaucoup trop grand. Le monsieur au chien qui rentrait chez sa femme ( l'homme) ou chez sa maîtresse( le chien) ou l'inverse, nous a à nouveau regardés. C'est vrai qu'un bicloo c'est bizarre. Nous sommes rentrés à pattes. Les rues étaient toujours vides. La prochaine fois on ira à la piscine et l'ours se baignera à poil !